Ce constat m'a envahi, le mot n'est pas trop fort, lorsque j'achevais de rédiger mon dernier billet.. Le 9 mars, et a fortiori le 16, tous les pontoisiens ne voteront pas.
Il faut en effet être de nationalité française, ou à tout le moins ressortissant d'un État membre de l'Union européenne pour pouvoir être électeur aux élections municipales.
Les élections préférées des français, notamment parce qu'elles leur sont « proches », ne permettront pas donc pas aux pontoisiens qui ne sont ni « national français » (article 3 de la constitution du 4 octobre 1958) ni « citoyen de l'Union » (article 88-3 du même texte) de voter.
Au-delà de la seule bizarrerie de langage, pour cause de vieillissement accéléré de notre texte constitutionnel, comment comprendre que toute personne qui réside légalement sur le territoire de notre ville, qui paye ses impôts et respecte les lois et règlements ne puissent participer, par le biais des élections municipales, à la vie publique et citoyenne de la commune ? Comme le font déjà et à raison les ressortissants de l'Union !
C'est une atteinte à l'égalité politique et à la citoyenneté peu explicable, surtout si une durée de résidence renforce le sentiment d'appartenance à la ville...
C'est donc une des revendications fortes des partisans de la 6e République (article 4 de la Constitution de la 6e République d'Arnaud Montebourg et Bastien François), dont je suis.
La majorité de gauche à l'assemblée nationale avait adopté une proposition de loi à l'Assemblée nationale le 3 mai 2000, mais le texte n'avait pas été discuté au Sénat sur décision du premier ministre d'alors. Ségolène Royal avait repris le principe et même Nicolas Sarkozy un temps également ! Qu'en pense monsieur le maire de Pontoise, candidat à sa succession à la tête de notre municipalité ?
SM

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